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Apel 2020
Appel à contributions

no.29/2020
La polyphonie discursive - l’Ironie
Délai d’envoi des contributions : le 30 avril 2020

no.30/2020
La polyphonie discursive - l’Humour
Délai d’envoi des contributions : le 30 septembre 2020



Responsables du numéro : Ioana-Crina PRODAN crinacoroi@litere.usv.ro
et Nicoleta-Loredana MOROŞAN nicoletamorosan@litere.usv.ro



En 2020, la revue scientifique ANADISS consacre les numéros 29 et 30 de son apparition biannuelle au concept de polyphonie discursive, en mettant l’accent sur deux phénomènes discursifs extrêmement présents dans la réalité communicationnelle actuelle, à savoir l’ironie et l’humour.

Adaptée par les chercheurs en linguistique générale et en analyse du discours (de Saussure, Maingueneau, Charaudeau, Van Dijk, Maurice Tournier, etc.), la polyphonie discursive couvre un domaine assez large dans son applicabilité. Véhiculant des modèles d’analyse fondés sur les études de Ducrot, elle dépasse les frontières conceptuelles initiales vers une pluralité d’approches qui la situent dans un cadre plus large des analyses discursives envisagées dans plusieurs contextes différents (Genette, Roulet, etc.)

Depuis ses origines de l’Antiquité grecque, le concept d’ironie a considérablement changé son sens. En tant que posture énonciative qui trace les limites entre plusieurs contextes discursifs, l’ironie est fondamentalement axée sur une pluralité de disciplines : la rhétorique, la linguistique et la pragmatique.

Ainsi, le champ de l’ironie est assez vaste, jouant en permanence entre le posé et l’implicite dans la communication, entre le dit et le sous-entendu. Donc, pour reconnaître l’ironie au niveau discursif et pour la décoder correctement, il faut savoir que c’en est. Les études de Kierkegaard, Bergson, Alleman, Jankélévitch, Kerbrat, Mercier-Leca, etc. représentent des points de repère pour analyser la dynamique de l’ironie.

En tant que langage tout à fait particulier, l’humour trouve sa place dans les analyses centrées sur la polyphonie discursive, tout en valorisant ses dimensions langagières propre à toute culture (). Moyen d’expression d’une certaine attitude humaine, l’humour se matérialise par le biais d’une multitude de formes et de manières explicites ou moins explicites, dans des registres différents (comique, satyrique, burlesque, ridicule, absurde, insolite, critique, pédagogique etc.) qui visent le caractère, l’événement, le fait, le geste, l’attitude, le comportement (socio)linguistique (à ce sens, voir les études de Bergson, Freud, Escarpit, Le Goff, Steiner, Anaut etc.)

À partir du discours littéraire, médiatique, politique, on constate aisément que l’ironie et l’humour s’imbriquent dans le discours contemporain. Au-delà de leur pouvoir énonciatif indiscutable, leurs manifestations discursives se trouvent dans une permanente dynamique qui peut refléter également les transformations langagières au niveau de toute société.

Apel 2020

Call for papers

no.29/2020
La polyphonie discursive - l’Ironie
Forms of Discourse-related Polyphony: Irony
Submission deadline: April 30, 2020

no.30/2020
La polyphonie discursive - l’Humour
Forms of Discourse-related Polyphony: Humour
Submission deadline: September 30, 2020



Editors:

Ioana-Crina PRODAN crinacoroi@litere.usv.ro
Nicoleta-Loredana MOROŞAN nicoletamorosan@litere.usv.ro



In 2020, the volumes 29 and 30 of the academic journal ANADISS address the topic of discourse-related polyphony, bringing to the fore two of its highly present forms in nowadays communication: irony and humour.

Adopted and adapted from M. Bakhtin by researchers in general linguistics and in discourse analysis (F. de Saussure, D. Maingueneau, P. Charaudeau, T. A. van Dijk, M. Tournier, etc.), the forms of discourse-related polyphony cover a large field in terms of applicability. Promoting models of analysis founded on O. Ducrot’s research, the polyphony goes beyond its initial conceptual borders embracing a plurality of approaches that situate it in a wider framework of discourse analyses envisaged in a vast array of contexts (G. Genette, E. Roulet, etc.)

Since its origins dating back to Ancient Greece, the concept of irony has undergone a considerable number of changes in meaning. As an enunciative posture delineating the boundaries between discourse-related contexts, the irony is fundamentally based on a plurality of disciplines: rhetoric, linguistics and pragmatics.

Thus, the field covered by irony is particularly vast, constantly moving between what is said and what is implied in the communication process. By way of consequence, in order to grasp the verbal irony and to fully comprehend it, we have to know what it is. The research conducted by Kierkegaard, Bergson, Alleman, Jankélévitch, Kerbrat-Orecchioni, Mercier-Leca, etc. has provided insight into the manifold facets implied by the dynamics of irony.

As an integral part of language, humour is another form of discourse-related polyphony highlighting the language richness specific to a culture. As a means of expressing human attitudes, humour takes on different forms and more or less explicitely, in different registers (of comedy, satire, burlesque, ridicule, absurd, whimsical, critique, pédagogy etc.) relative to traits of character, events, facts, gestures, attitudes, (socio) linguistic bahaviour (in this respect, see the research conducted by Bergson, Freud, Escarpit, Le Goff, Steiner, Anaut etc.)

Based on the literary, media and political discourse we can draw the conclusion that irony and humour are interwoven in nowadays discourse. Beyond their undeniable enunciative power, the dynamics of the forms they can undertake throughout discourse reflects the language transformations at the society level.

 

copyright 2020 anadiss